lundi, octobre 06, 2014

Deux obstacles à la piété




Le plus grand obstacle à notre piété est bien sûr nous-mêmes. Comme Paul le disait si bien : Je fais le mal que je ne veux pas et je ne fais pas le bien que je veux faire ! Ceci étant dit j'aimerais regarder à deux obstacles en particulier dans notre marche avec Dieu :

1) La tradition des hommes.
2) Les excuses des hommes.

Le premier est connu sous le nom de légalisme. Le légalisme c'est d'ajouter des lois à la Loi de Dieu ou de suivre ceux-ci avec de mauvais motifs. Généralement ceux-ci ne sont que des préceptes humains. Parfois ils sont même utiles mais ils ne doivent pas être élevés aux statuts de normes. Par exemple, pour certains étant donné que le télévision montre des choses obscènes, le "bon" chrétien devrait complètement s'abstenir de télévision. Le légalisme c'est de créer une règle pour tous de ce qui est "spirituel". Par contre, ne voulant pas être légaliste des chrétiens affirment qu'ils sont libres de regarder ce qu'ils veulent mais que tout n'est pas "utile". Je peux ne pas détourner les yeux quand il y a un scène pornographique... ce n'est pas "utile" mais pas interdit.  Le pendant biblique du légalisme n'est pas la liberté de faire tout ce que l'on veut. Le pendant biblique est la sainteté, c'est-à-dire de faire ce que Dieu veut.

Paul l'explique très bien dans ce passage : "3 Ce que Dieu veut, c'est votre progression dans la sainteté: c'est que vous vous absteniez de l'immoralité sexuelle, 4 c'est que chacun de vous sache garder son corps dans la consécration et la dignité, 5 sans le livrer à la passion du désir comme les membres des autres peuples qui ne connaissent pas Dieu; [...] 7 En effet, Dieu ne nous a pas appelés à l'impureté, mais à la consécration. 8 Celui donc qui rejette ces instructions ne rejette pas un homme, mais Dieu, qui vous a aussi donné son Saint-Esprit. (1 Thessaloniciens 4.3-8)

Celui qui rejette ces instructions ne rejette pas un homme mais Dieu ! (v.7) Il faut donc savoir distinguer les exigences des hommes et celles de Dieu.

Un défi c'est que dans la dureté de nos coeurs, nous essayons de nous convaincre que les principes bibliques sont des traditions imposés par les hommes. Le meilleur exemple possible est le concept de la dîme.

Notre première "défense" contre l'idée de donner un dixième de nos revenus est que c'est une tradition purement humaine et que cela ne se trouve pas dans le Nouveau testament. La majorité des évangéliques sont persuadés que le principe ne s'y trouve pas (et ils s'en réjouissent !). Mais qu'arriverait-il si le principe était dans le Nouveau testament ? On ne peut parler de légalisme s'il s'agit d'un commandement de Dieu.

Le principe se retrouve en effet à deux endroits ! En Matthieu 23.23 Jésus accuse les pharisiens d'hypocrites : ils donnaient leur dîme sur leur productions d'épices dans leur jardin mais ils n'avaient pas le coeur à la bonne place pour l'amour, la foi et la compassion. La réponse de Jésus si vous lisez bien : Il fallait donner la dîme même sur les épices ET ne pas oublier l'amour, la foi et la compassion.

Ailleurs en 1 Corinthiens 9.13-14 Paul pose la question : "Ne savez-vous pas que ceux qui assurent le service du culte sont nourris par le temple, que ceux qui servent à l'autel reçoivent une part de ce qui est offert sur l'autel? 14 De même aussi, le Seigneur a prescrit à ceux qui annoncent l'Evangile de vivre de l'Evangile". Paul fait appel à un enseignement de Jésus qui a commandé que les chrétiens donnent pour soutenir les ministres de l'Évangile. Paul utilise même le parallèle avec le temple dans l'Ancien Testament ! 

Donc, tactique 1 : Faire passer le commandement de Dieu pour une tradition des hommes. Et tactique 2 : "Dieu a-t-il vraiment dit cela ou Dieu a-t-il vraiment voulu dire cela ?". Devant les passages qui nous dérangent, nous commençons tout simplement à chercher une interprétation du passage qui concorde plutôt avec notre pratique actuelle. C'est la tactique du diable dans le jardin : "Ce n'est pas cela que Dieu a dit...".

En bref, devant les commandements de Dieu nous essayons 1) de divertir l'origine du commandement (de Dieu vers les hommes hypocrites ou vers le diable) et 2) nous créons plein d'excuses pourquoi cela ne nous concerne pas.

Ces deux tactiques nous amènent loin de la piété. "Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné". Nous sommes le plus comme Dieu quand nous donnons. Jésus disait : "Il y a plus de plaisir à donner qu'à recevoir". La piété c'est l'imitation de Dieu (Éphésiens 5.1). Nous ne donnons pas parce que nous sommes obligés, nous donnons par joie de voir comment le Seigneur va utiliser ces dons. Nous obéissons à ces commandements de plein coeur. C'est ce que dit ce beau verset de 1 Jean 5.3 : "En effet, l'amour envers Dieu consiste à respecter ses commandements. Or, ses commandements ne représentent pas un fardeau". Une autre version a "et ces commandements ne sont pas pénibles".

S'ils sont pénibles c'est que nous luttons avec notre ancien nous, notre chair et nous avons besoin de demander à Dieu de changer notre coeur. Le problème n'est pas le commandement de Dieu c'est la dureté de notre coeur.

Prière : "O Dieu! crée en moi un coeur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé" Psaume 51.10.

Pour aller plus loin : "Seigneur de mes finances" http://ghislain.sermon.net/main/main/20206609

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